Conférence du Jeudi 05/03 :
La grande peste noire 1347-1352, changements de mentalités, évolution des rapports sociétaux,

14h30 à la Salle des Fêtes de Tréguier

par Maëlle Thomas Bourgueuf, historienne et auteur d’ouvrages sur le Moyen Âge

Résumé :
La Peste Noire et ses conséquences sur la société et les mentalités en Europe


La notion d’épidémie apparaît dès l’Antiquité, mais c’est surtout sa perception qui va évoluer.

Considérée comme « châtiments de Dieu » après la grande peste noire (1347-1352), qui emporte près de la moitié de la population européenne, elle change les mentalités.

Le pauvre va être exclu, le juif brûlé, et la chasse aux sorcières va pouvoir commencer.

Après 1352, faute de maîtres (décimés par la peste), l’enseignement du latin, les savoir-faire artisanaux etc disparaissent.

La peur de l’eau et la peur de la mort vont changer les mœurs, fragiliser l’Eglise, engendrer les excès et amener la Réforme protestante.

Les royaumes affaiblis se paupérisent, mais l’Etat s’affirme.

Les fortunes se concentrent entre les mains des survivants, la main-d’œuvre se raréfie entrainant un changement de rapports sociétaux.

Même l’agriculture change, et peut-être en mieux !

On est passé dans une autre tranche d’Histoire…

La conférencière :

J’ai été l’élève de François Cheng, membre de l’Académie française (2002) quand celui-ci enseignait à l’INALCO.

Il m’a notamment appris à regarder l’Art pictural autrement. En quelque sorte : trouver son âme. Il a pris son prénom en référence à François d’Assise.

À la même époque, j’ai été l’élève de Michèle Perrot, historienne et féministe, laquelle a notamment dirigé, avec Georges Duby, l’Histoire des femmes en Occident (5 vol. Plon, 1991-1992).

Elle m’a initiée à l’Histoire par thème.

Quant aux jésuites de l’IES (Institut d’Etudes Sociales de Paris), ils m’ont convaincue que le Savoir était surtout partage et réciprocité. Ce dernier terme sera ma méthode de travail dans les années suivantes

Enseignante en Histoire et en Chinois, j’ai dû abandonner ce métier à cause d’un problème grave de santé, mais la Chine est toujours restée un grand sujet d’intérêt pour moi.

Je me suis reconvertie en chargée d’études, ce qui m’a formée à l’écriture de rapports, puis de revues, et enfin, de livres (voir Rubrique LIVRES)

En 2005, j’ai l’opportunité de devenir productrice de films documentaires, et fonde Récit-pro-cité en souvenir de mon passage chez les jésuites.

Aujourd’hui, Je vous propose de partager avec moi des conférences sur les thèmes qui me sont chers :

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Crédit photo : Yanna Robert